Accueil
MRCA
Soigner et former les Afghans avec les Afghans    Le site MRCA en Français   MRCA website in English   
Qui sommes-nous? Programmes Actualité Documentation Photos Emplois Liens Contacts



RSU

Logar

Carte des sites MRCA
(haute définition 11,2 MO)

PROGRAMMES MRCA EN COURS


PROGRAMME LOGAR : HISTORIQUE

Version imprimable (mise à jour le 31 mai 2008) et Galerie photos

La mise en place du BPHS dans la province du Logar par MRCA débute en décembre 2004. En décembre 2004, la Commission Européenne (CE) attribue un financement à MRCA pour mettre en place le programme de soins de santé primaire (BPHS - Basic Package of Health Services) du Ministère afghan de la Santé (MoPH - Ministry of Public Health) dans les districts de Poul-é Alam, Mohammad Agha, Khoshi, Azra et Kharwar de la province du Logar. Les activités démarrent le 13 décembre 2004, par l'établissement d'un bureau provincial et d'un centre de formation à Poul-é Alam, et le recrutement des personnels destinés à occuper les positions clé du programme.

Au bout de trois mois, MRCA a pris la gestion de la plupart des 18 centres de santé placés alors sous sa responsabilité. La majorité d'entre eux dispose déjà d'un bâtiment et, pour les autres, des bâtiments sont en construction sous l'égide du programme MoPH/USAID. Le recrutement du personnel masculin est effectué, et celui du personnel féminin, plus difficile, est en bonne voie. Pour faciliter le recrutement de personnels résidant à Kaboul et d'autres régions, MRCA, avec l'aide des communautés villageoises, fournit, dans la mesure du possible, un logement à ces personnels ainsi qu'un travail à leurs conjoints.

En août 2005, MRCA reçoit un financement de l'UNFPA (United Nations Population Fund) destiné à la construction et au fonctionnement de deux Centres d'urgence obstétrique (EmOC - Emergency Obstetrics Centers) dans les districts d'Azra et de Kharwar. Le très mauvais état des routes - la plupart du temps bloquées par la neige en hiver ou les inondations au printemps - de ces deux districts géographiquement isolés, joint à l'absence totale - jusqu'à maintenant - de services d'obstétrique sont les causes essentielles de la mortalité maternelle dans ces secteurs. La mise en place de ces deux centres est une étape majeure permettant d'assurer aux femmes enceintes de meilleures conditions d'accouchement.

En août 2006, l'ONG française Aide Médicale Internationale (AMI) transfère à MRCA la gestion des centres de santé qu'elle administrait jusque là dans les districts de Baraki Barak et de Tcharkh, y compris un hôpital de district. La quasi-totalité de la province est dorénavant gérée par MRCA.

La rénovation et l'équipement des centres de santé débutent au printemps 2005 pour tous les centres de santé, avec priorité aux travaux portant sur les deux hôpitaux de district (DH - District Hospital) de Poul-é Alam et Mohammad Agha, car ni l'un ni l'autre ne dispose de salle d'opération, et le second n'a pas de service d'hospitalisation (IPD - In-Patient Department).

La rénovation de l'hôpital Nayeb Aminullah Khan de Poul-é Alam commence avec la réhabilitation de la salle d'opération et de la salle de radiographie, la reprise de l'installation électrique, la mise en place d'un cabinet dentaire, d'un laboratoire d'analyses, et de l'équipement des salles d'urgence et de réveil. Débute aussi la construction du service pour les femmes et de la salle d'opération de l'hôpital Shahid Shafiqullah Lodin à Mohammad Agha.

Fin juin 2005, la salle d'opération de l'hôpital Nayeb Aminullah Khan de Poul-é Alam peut être utilisée tant pour les urgences que pour les interventions planifiées. Quelques mois plus tard, les deux premières césariennes jamais réalisées dans la province sont pratiquées avec succès dans cet hôpital.

La rénovation des bàtiments, la construction de murs de protection et d'incinérateurs, ainsi que l'équipement de l'ensemble des centres de santé se poursuit jusqu'à la fin de l'année 2005 et pendant une bonne partie de l'année 2006. L'approvisionnement en médicament se poursuit, en fonction des besoins. Une attention toute particulière est apportée aux centres dont l'accès en hiver est difficile (Six mois de stock de médicaments pour les centres de santé et les EOCs des districts d'Azra et de Kharwar).

MRCA met en place des plans de formation pendant le premier trimestre 2005 pour les formateurs/superviseurs des travailleurs de santé des communautés villageoises (CHW - Community Health Worker) et élabore un plan sur le long terme pour la formation des CHW eux-mêmes. D'autre part, MRCA met en place un plan de formation théorique et pratique pour le personnel médical, élaboré en fonction des priorités définies sur la base de l'évaluation des besoins.

MRCA recrute ensuite deux formateurs/superviseurs (un homme, une femme) pour les CHW dans chacun des cinq districts concernés, à l'exception du district de Kharwar où il n'est possible de recruter qu'un candidat homme. Une première session de deux semaines de formation de formateurs (ToT - Training of Trainers), ainsi qu'un cours pour CHWs sont lancés dès avril 2005.

Les activités de formation se poursuivent avec la formation des responsables de pharmacie, des CHWs, ainsi que des responsables de la collecte des données dans chaque centre de santé, selon les règles du HMIS (Health Management Information System) du MoPH. Du personnel MRCA suit également d'autres formations concernant par exemple le suivi des grossesses et la vaccination.

MRCA ouvre une école de sages-femmes en août 2006 à Pol-e Alam grâce à un financement d'UNFPA. Une formation théorique et pratique est dispensée aux premières stagiaires, dans le cadre du programme national Community Midwifery Education Program.

C'est le ministre de la Santé afghan, le Dr. S. Amin Fatimie, qui a remis leur diplôme aux 20 sages-femmes de la première promotion, le 25 décembre 2007. Une seconde promotion débute sa formation au printemps 2008.

MRCA renforce l'accès aux soins dans les zones éloignées ou à faible densité de population. Bien que le BPHS ait résulté dans une mise en place plutôt réussie d'accès aux soins primaires et secondaires pour une large proportion de la population, la géographie et les conditions climatiques difficiles des districts éloignés, un habitat clairsemé, l'absence d'infrastructure de base comme les routes et les ponts sur les rivières, ainsi que les barrières ethniques et culturelles, sont autant de questions posées aux principes mêmes de la définition des centres de santé du BPHS, basée sur le nombre de la population vivant dans un secteur donné. Toutes ces raisons ont conduit le MoPH à proposer la mise en place de centres de santé de taille réduite, appelés Sub-Centers (SC), et de promouvoir la fourniture de services adaptés aux caractéristiques des districts mentionnées ci-dessus, qui correspondent bien à celles des districts d'Azra et de Kharwar.

C'est dans ce cadre que MRCA continue d'assurer la gestion des EOCs des districts d'Azra et de Kharwar, ouvre en juin 2007, à Poul-é Alam, un Centre d'obstétrique d'urgence plus complet (Comprehensive EOC), et établit deux SCs et deux cliniques mobiles, dans le but de renforcer l'accès aux soins dans ces districts aux besoins si particuliers et où séjournent de nombreux nomades durant l'été.

À ce jour, MRCA assure la responsabilité du fonctionnement des 28 centres de santé du programme BPHS de la province du Logar ainsi que de trois centres d'obstétrique d'urgence, gràce au soutien financier de la CE et d'UNFPA, respectivement.

Après trois ans de fonctionnement 750.000 patients ont été admis dans les centres de santé de MRCA, au rythme de la rénovation des bâtiments, de l'équipement des centres de santé et du recrutement et de la formation des personnels de santé. Près de 8.000 patients ont été hospitalisés, et 2.500 interventions chirurgicales, 15.000 actes dentaires, 6.200 actes de kinésithérapie, 18.000 examens de laboratoire et 530.000 vaccinations ont été pratiqués. Près de 7.000 accouchements en milieu hospitalier ont été enregistrés. Près de 585.000 personnes ont suivis des cours d'éducation à la santé. Enfin, plus de 1.500 personnels de santé ont été formés avec succès.

Retour haut de page >>>


SERVICE DE CHIRURGIE RÉPARATRICE (RSU) : HISTORIQUE

Dossier complet à imprimer (mis à jour le 31 mai 2008) et Galerie photos

Le Service de chirurgie réparatrice (RSU - Reconstructive Surgery Unit), installé dans les locaux de l'hôpital Maïwand dans le centre de Kaboul, est un service de 30 lits consacré à la chirurgie réparatrice et plastique. Il est géré par MRCA depuis février 1996 et a fonctionné sans interruption de cette date à nos jours. MRCA a ouvert en décembre 2007, dans le campus de l'hôpital régional de Mazar-é Charif (province de Balkh) un second service de ce type, le BRSU (Burnt Reconstructive Surgery Unit), d'une capacité de 20 lits, dont cinq sont réservés aux grands brûlés.

Le RSU soigne des patients en provenance de toutes les provinces, y compris les plus reculées. La plupart des cas traités sont des handicaps congénitaux (becs de lièvre, fentes palatines, pieds bots), effets secondaires de brûlures, et néoplasmes. Le RSU est le seul centre de formation agréé du pays pour les chirurgiens désirant se spécialiser en chirurgie plastique, au cours d'un cycle de formation de trois ans. Depuis son ouverture, six chirurgiens, dont deux femmes, ont obtenu leur diplôme et trois autres sont en formation.

Inauguré en février 1996, le RSU a fonctionné pendant toute la période des talibans. Grâce à l'appui financier du Ministère des affaires étrangères (MAE) français, MRCA avait entrepris en 1995 la rénovation du vieil hôpital de Maïwand, datant des années 1930 et marqué par les combats qui ravageaient la capitale depuis la chute du régime communiste. Le RSU était opérationnel depuis six mois quand les talibans prennent le contrôle de Kaboul. Considérant que l'aide à la population la plus vulnérable doit continuer, MRCA s'efforce de trouver des solutions face aux décrets draconiens qui restreignent la circulation et l'activité des femmes. Le RSU est réorganisé sur la base d'une stricte séparation des sexes, ce qui aboutit à une autorisation formelle de poursuite des activités avec l'ensemble du personnel des deux sexes. Elles continueront jusqu'à la chute du régime en dépit d'innombrables difficultés matérielles, sécuritaires ou financières.

Le projet RSU intègre dorénavant le cadre de la reconstruction du système de santé afghan. La reconstruction de l'Afghanistan démarre au début de 2002, dans les mois qui ont suivi la chute du régime taliban, en novembre 2001. MRCA reprend ses pourparlers avec les autorités afghanes, les donateurs et d'autres acteurs de l'humanitaire, dans le but de trouver les meilleures façons d'intégrer ses activités dans ce nouveau cadre, en particulier en ce qui concerne le RSU. En mai 2003, Madame Bernardette Chirac, épouse du Président de la République Française, visite le RSU en compagnie d'importantes personnalités afghanes et françaises. Elle félicite MRCA pour l'aide apportée à la population afghane handicapée.

Fin 2004, l'hôpital Maïwand passe sous la direction du Ministère de l'Education Supérieure (MoHE - Ministry of Higher Education). En avril 2005, un accord est signé entre MRCA et le MoHE, aux termes duquel la gestion du RSU, toujours dans les mêmes locaux, est confiée à MRCA. En outre, cet accord spécifie que, lorsque le curriculum national en chirurgie plastique sera finalisé, le RSU sera reconnu comme Centre officiel de formation dans ce domaine. Enfin, les deux chirurgiens seniors du RSU sont officiellement agréés en tant que formateurs en chirurgie plastique.

À l'automne 2005, d'importants travaux de rénovation du bloc opératoire sont entrepris et de nouveaux équipements médicaux sont achetés. MRCA reconsidère depuis sa stratégie dans le but d'améliorer les services proposés par le RSU et pour élargir la sphère de ses activités futures.

En décembre 2005 une technique opératoire est utilisée avec succès pour la première fois. Le 17 décembre 2005, un patient âgé de 30 ans est admis au RSU pour une plaie chronique post traumatique : il existait une perte de substance de la peau et des tissus sous-cutanés qui ne cicatrisaient pas. Il avait eu un accident de motocyclette quatre ans auparavant et, malgré plusieurs opépations, dont plusieurs avec des greffes de peau, la plaie n'était toujours pas cicatrisée. Le 20 décembre 2005, il est opéré par les chirurgiens du RSU qui réalisent un lambeau des tissus de la plante du pied : pour la première fois en Afghanistan, la technique utilisée est celle d'un lambeau vascularisé et innervé qui a été basculé vers l'arrière pied et implanté au niveau du talon. La perte de substance plantaire est, elle, recouverte avec une greffe de peau totale et libre. La cicatrisation est acquise de première intention et, deux mois plus tard, le patient marche normalement.

En douze années d'activité plus de 18.000 patients ont été soignés au RSU, dont 66 % de femmes et d'enfants. Plus de 8.000 patients ont été hospitalisés et plus de 9.000 interventions chirurgicales - 45 % ont concerné des enfants - ont été réalisées en chirurgie réparatrice et plastique.

À la fin de l'anné 2007, six chirurgiens (4 hommes, 2 femmes) avaient avec succès achevé leurs trois années de formation en chirurgie réparatrice et plastique. Trois chirurgiens hommes sont actuellement en formation. Par ailleurs, 11 chirurgiens ont suivi des stages de courte durée d'initiation à cette spécialité.

Retour haut de page >>>

MRCA - Association française régie par la Loi de 1901 - Textes et photos : Copyright MRCA 2005/2007 - Directeur de la Publication : Stéphane Crescitz